Jim Flaherty se trompe (encore) de cible!

By on 3-30-2010 in Acheteurs, Économie

« Afin d’appuyer la stabilité à long terme du marché canadien du logement et de soutenir les familles de travailleurs canadiens qui épargnent grâce à leur propriété résidentielle », le gouvernement canadien a pris 3 mesures qui me semblent bien inefficaces et contre-productifs.

1re Mesure mise en vigueur dès le en vigueur le 18 mars 2011: La période maximale d’amortissement des hypothèques passera de 35 à 30 ans.

Disons que vous achetez une maison de 200 000$, avec mise de fonds de 10 000$ à 5% pour 35 ans: vous pouviez payer 952,70 par mois. Avec la nouvelle mesure, vous allez plutôt payer 1 014,01 mensuellement.

Une différence assez importante pour éliminer des milliers de premiers acheteurs. Car une  maison coûte chère et les longues périodes d’amortissement étaient leur seule planche de salut!

Le gouvernement Harper aurait pu changer davantage l’endettement des ménages en obligeant, par exemple,  les banques à diminuer leurs taux d’intérêts des cartes de crédit. Car avec un taux directeur de 1%, il est scandaleux de devoir payer des taux de 17 et 18%…

Les deux autres mesures d’hier sont si insignifiantes qu’il ne vaut pas la peine d’utiliser des octets pour ça…

Hausse des taux d’intérêts variables

By on 3-30-2010 in Acheteurs, Économie

Comme la Banque du Canada a haussé hier son taux directeur à 1% (une augmentation de 1/4 de point), les banques commerciales ont suivi en augmentant leur taux préférentiel, ce qui a un impact instantané sur les taux variables. Reste à voir ce qui arrivera des taux 5 ans, mais il faut croire que ça augmentera aussi.

Comme nous sommes les voisins des américains et dans un contexte mondial très incertain, ça m’étonne de voir la BDC augmenter son taux.

Prochaine révision du taux directeur: le 19 octobre prochain.

La bulle immobilière se dégonfle

By on 3-30-2010 in Acheteurs, Économie

Suite à mon article d’hier, La Presse de ce matin reprend la même nouvelle que les autres avec une journée de retard (une des raisons de sa fin annoncée…). L’article est à la page 3. On ajoute encore 2 spécialistes qui réfutent la thèse-catastrophe (le compte est maintenant 6 contre 1 et pourtant le titre de la MENACE de la bulle immobilière reste inchangée).
Le plus drôle dans cette histoire c’est qu’à la page 2, juste à côté, on peut lire un article avec comme sous-titre: « l’immobilier se stabilise – résultats et prévisions pour le Québec. »

Moi qui ne suis pas économiste de formation, ai-je raison de penser que si l’immobilier se stabilise, c’est que nous ne sommes forcément pas dans une bulle immobilière?

Une bulle immobilière? Mon oeil!

By on 3-30-2010 in Acheteurs, Économie

Certains journaliste n’ayant aucune formation en économie, ne font que répéter les avis de « certains experts ». Et s’il y a une science difficilement prévisible, c’est bien l’économie! De ce côté, une boule de cristal en vaut une autre.

La dernière (fausse) nouvelle est la prochaine bulle immobilière qui nous guette! Même le très sérieux Gérald Philion se fait avoir avec l’appât de la mauvaise nouvelle et compare ce soir au Téléjournal, le Canada et les États-Unis: « On n’est pas à l’abri, nous aussi, d’une bulle immobilière…mais c’est possible ici aussi »: c’est simpliste comme analyse, mais ça démontre qu’on peut avoir l’air crédible en disant des âneries…

Pourtant, à la fin du reportage de Radio-Canada, l’opinion du Centre canadien de politiques alternatives est réfutée par Mme Hélène Bégin, économiste du Mouvement Desjardins et de la SCHL qui parlent d’une stabilisation des prix des maisons, puis d’une remontée en 2011.Dans la section Web de Radio-Canada, on reprend la même nouvelle et on ajoute qu’un économiste de la Banque de Montréal, affirme que le rapport est beaucoup trop pessimiste.

Dans un article de Canoe qui participe aussi aux aboiements, donne la voix à un analyste de la CIBC qui dit: «Je ne fais pas partie de ceux qui voient un désastre se profiler à l’horizon».

Une analyse catastrophe contredite par la SCHL, le Mouvement Desjardins, la CIBC et la Banque de Montréal.

Passez, y’a rien à voir…

Histoire vécue: les hypothèques

By on 3-30-2010 in Acheteurs, Économie

Je voulais intitulé mon article : « comment faire de l’argent en regardant les nouvelles à la télé », car c’est un peu ce qui m’est arrivé.

La semaine dernière, j’ai suivi le flair des économistes et je me suis dit qu’il était temps de « geler mon hypothèque ». J’ai actuellement un taux variable à 2.75% et mon institution bancaire me faisait un taux fixe de 5 ans à 4,04% « juste pour vous, puisque vous êtes le plus meilleur client… »

C’est ça qui échappe aux non initiés. D’abord, pourquoi les taux ne suivent pas le taux directeur de la Banque du Canada? Et pourquoi les taux fixes montent quand les taux variables diminuent?

De toute façon, le résultat est le même: le moment était propice à un gel de taux pour 5 ans. Mais pour que mon action soit justifiée, il faudra que les taux fixes et variables montent substantiellement.

Alors, j’ai appelé mon institution financière qui m’ont envoyé le contrat à signer. Mardi soir, je reçois les documents. Je signe et je ferme l’enveloppe pré affranchie.

Au même moment, au Téléjournal, on annonce une étonnante baisse des taux d’intérêts fixes.
Je déchire mon enveloppe et je rappelle ma banque. On me donne maintenant un taux de 3.84% pour 5 ans! J’attends mon nouveau contrat!

Les taux hypothécaires montent

By on 3-30-2010 in Acheteurs, Économie

Ça l’air que les taux historiquement bas sont derrière nous. Hier, les taux d’intérêt ont augmenté à la Banque Royale, à la TD et à la Laurentienne. Par exemple, à la TD, pour une hypothèque de 5 ans, le taux est passé de 5,15% à 5,85%. Il faut que je précise que ce taux est celui affiché, mais il est certain que vous pouvez obtenir mieux.

Avec cette hausse, les banques semblent vouloir prendre de l’avance sur  la Banque du Canada qui doit augmenter son taux directeur en juin prochain. Ce n’est donc finit le temps les banques commerciales suivaient la Banque du Canada. Un peu comme la charrue devant les boeufs.

N’empêche qu’ici à Gatineau, les acheteurs semblent se dire que hausse ou pas, il faut bien se loger et que de toute façon la vie est faite de hauts et de bas.